Bonjour Msieudames, 

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J'ai les yeux gonflés mais qui brillent, la tête qui bourdonne mais qui fourmille d'images et de souvenirs, mal un peu partout, mais c'est pour la bonne cause. 
J'avais prévu de dormir ce matin, mais j'arrête pas de penser à ce beau week-end, à ces belles rencontres, à tout ce temps passé dans la laine, dans les couleurs, dans les petites et grosses mailles. 
Je revois toutes ces fabuleuses ravelreuses avec lesquelles je n'ai pas eu assez le temps de discuter, les créatrices que je n'aurais jamais osé approcher et qui ne sont que pure gentillesse et malice.
Je nous revois, Sophie et moi, en train d'installer notre tente au camping, on a tout fait bien pour la première partie : déplier l'intérieur de la toile, enfoncer les sardines, bien tout tendre comme il fallait, et la perplexité quand on a voulu mettre le dessus de la tente, le truc un peu imperméable et un peu isolant, qui permet de dormir sans avoir froid, et qu'on ne le trouvait pas... on l'avait juste laissé SOUS le sol de la tente... ahem... on n'était QUE vendredi, même pas 20 heures... le we s'annonçait "compliqué"...
Puis déjà, au camping, on a fait nos premières rencontres, autour d'un gâteau au chocolat, et rien que ça, c'était top. Et ça n'a été que le début ! 
Je n'en reviens encore pas, de cette exposante juste à côté de nous, avec ses deux petits alpagas coiffés comme des ados boutonneux, qui expliquait à un monsieur qu'elle habitait à côté de Montpon-Ménesterol. Inutile de vous dire que je suis allée la voir et discuter avec elle, et qu'on a échangé nos numéros de téléphone et qu'on va se revoir...
Je revois cette créatrice fabuleuse qui manie aussi bien les aiguilles que le crochet, oser aller sur son stand et discuter avec elle, je me revois au stage de création de châles, prendre des notes pour mes futurs modèles, comprendre ENFIN la construction de châles ronds, que j'aime tant, je revois cette petite allée ombragée, avec les brumisateurs, juste devant notre stand, et je nous vois courir, Sophie et moi, chacune notre tour, pour aller nous raffraichir le samedi, parce qu'on crevait de chaud, je nous revois nous dire mille fois : "han mais les gens sont trooop sympa", "han, mais t'as vu, c'est Truc", "han, t'as vu, y a les les Laines Machin là-bas", "han, franchement, on a trop du bol d'être dans le verger et pas en bas en plein soleil", je me revois en train d'essayer de trouver un petit moment pour aller papoter avec cette créatrice que j'aime tant, et que je ne connais que par Facebook, et ne jamais trouver une minute, et réussir à lui parler juste au moment de partir, je revois ces Ravelreuses, qui nous disent : "je suis Bidule, hiiiiiiiiiiiii, on vous voit en vrai !!! on veut voir les châles, on veut voir la laine", je me revois, le téléphone en l'air, ou en bas, en train d'essayer de trouver un brin de réseau pour appeler mon Pou de moi, resté seul à la maison pour travailler, s'occuper des chiens, des poules du voisin, des chats de l'autre voisin, et du jardin qui a trooooop grandi pendant les 3 jours où je suis partie, je nous revois tout plier, tout ranger, et reculer un peu le moment du départ, même si ça nous tardait parce qu'on était épuisées, mais quand même, on pouvait bien discuter encore un petit peu... Et puis l'arrêt au camping, une dernière fois, parce que ça a été notre maison de 2 jours, et qu'il y avait du réseau pour téléphoner, et qu'il faut bien rentrer, quand même, à un moment, parce que 2 jours de festival c'est fabuleux, mais retrouver son amoureux, le voir en vrai de vrai de vrai, y a pas mieux...


Allez les gens, c'est pas tout ça, mais faut qu'je file. 
;-)